Récit d’un voyage à Barcelone

décembre 17, 2012 § Poster un commentaire

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Victor Hugo disait d’une ville qu’elle finit par être une personne. Notre séjour à Barcelone nous a fait rencontrer cette personne aux multiples facettes. Dès notre arrivée, nous ressentons cette âme, riche pleine de couleurs, qui ne semble jamais endormie. Elle respire un air de vacances perpétuelles, avec des paysages en bords de mers, verdoyants, ou colorés. Il nous était difficile de s’arrêter sur une construction plutôt qu’une autre ; de choisir quelles photos prendre. Les maisons espiègles de Gaudí cohabitent avec l’architecture gothique, les nouvelles constructions avec l’héritage industriel, les bars-restos avec les musées.

Notre séjour s’est déroulé en 4 séquences : Histoire urbaine (une identité catalane), espaces publics (entre création et requalification), la modernité et ses nouveaux visages, et comment connecter la ville. Ces thématiques nous ont permis de traverser plusieurs quartiers.

D’abord, le quartier Gotic, qui est le cœur historique et médiéval de Barcelone. Par ses ruelles sinueuses et sombres, ses quelques places et placettes, son architecture riche et certains vestiges romains, il possède une atmosphère particulière de jour comme de nuit. Il s’organise autour d’une Rambla qui fait office de scènes de spectacle, de scènes de vie.  Puis nous quittons ses rues sinueuses au profit du quartier très quadrillé de « Barceloneta ». Son maillage très serré et l’atmosphère méditerranéenne nous rappelle que c’est initialement un quartier de marins et de pêcheurs. L’organisation stricte du bâti devient largement visible avec le « Plan Cerdá », qui est une concrétisation de principes hygiénistes et sociaux édictés dans la seconde moitié du XIXème siècle. Il se caractérise par un découpage orthogonal avec des ilôts ouverts en leur centre à l’origine (peu à peu comblés).

Par la suite, nous prenons conscience du projet 22@BCN qui vise à transformer 200ha de sol industriel de Poblenou en un «district d’innovation» (CBD High tech). Tout en préservant la trame orthogonale de Cerdá, ce projet s’affirme par une architecture contemporaine et élevée, renouvelant le skyline barcelonais.

Mais d’autres quartiers ont eux aussi connus certaines ruptures ; c’est le cas de Nou Barris. Plus vaste quartier de grands ensembles de Barcelone, il a été marqué par une politique lourde de renouvellement urbain entre 1997 et 2003. Parmi les réalisations entreprises, on retient l’aménagement d’un parc de 16ha (de l’agence ARRIOLA et FIOL architectes), prenant en compte les dimensions paysagères et patrimoniales du site. Enfin, d’autres quartiers ne tiennent pas forcément à connaitre de bouleversement urbain. C’est le cas du quartier de Bon Pastor, qui se situe à la limite nord-est de Sant Andreu. Les «casas baratas», petites maisons de plain-pied, en briques, qui datent de l’Exposition Universelle de 1929 pour y loger les ouvriers, forment une entité urbaine et une communauté originale. Depuis les années 2000, les populations qui se trouvent menacée par les grands projets de la municipalité (Plan de Remodelacion).

Un peu plus tard, nous avons aussi rencontré le collectif fortement mobilisé pour sauver le quartier de Sant Andreu (Asociacio de Veins de Sant Andreu présidée par GENIS PASCUAL). [voir article]

Caractérisé par leur ambiance, par leurs formes urbaines, chaque quartier a son identité qui lui est propre. La ville est un melting-pot grouillant de vie nocturne, de shopping et d’attractions culturelles. Connus pour ses bars à tapas, ses soirées animées, nous avons su s’y retrouver aussi pour trouver un esprit convivial et festif.

Pour Paulo Coelho, une ville est une femme capricieuse, il lui faut du temps pour se laisser séduire et se découvrir complètement. Même si 4 jours n’ont pas suffi pour saisir entièrement la beauté de cette ville, ils nous ont permis de découvrir ses premières formes séduisantes et de nous inciter à y retourner.

Publicités

Une nouvelle promotion pluridisciplinaire

décembre 17, 2012 § Poster un commentaire

Afin de mieux connaitre la nouvelle promotion, nous vous invitons à découvrir leur profil.
D’horizon très différents, ils composent une promotion 2012-2013 dynamique, sachant tirer profit de leur profil diversifié.

Aillaud Julie
BTS Animation et Gestion Touristique Locale
Licence Aménagement, Urbanisme et Développement Territorial Durable
Master Urbanisme, Stratégie, Projet et Maitrise d’Ouvrage

Amadé Gabriel
Licence Géographie Appliquée
Master Géomatique et Conduite de Projets Territoriaux
Master Urbanisme et Aménagement

Benkirane Farah
BTSA Aménagement Paysager
Ecole Supérieure d’Architecture des Jardins et des Paysages (ESAJ)

Chevalier Sophie
IUT Gestion Urbaine
Licence Professionnelle Aménagement du Territoire
Master Urbanisme et Aménagement

Clipet Adrien
Licence Géographie
Master Aménagement, Urbanisme, Diagnostic et Intervention sur les Territoires

Ciocca Laurine
Licence Géographie, spécialité Aménagement du Territoire
Master Urbanisme et Aménagement

Dinh Vanni Mai
IUT Gestion Urbaine
Licence Géographie
Master Urbanisme et Aménagement

Drean Loriane
Licence Géographie
Master Management de l’Environnement

Durand Amandine
Licence Géographie et Aménagement
Master Projet Urbain

Faivre – Malfroy Florian
Licence Géographie et Aménagement
Master Projet Urbain

Florent Thibault
Licence Géographie et Aménagement du Territoire
Master Urbanisme et Aménagement

Gain Lauren
Hypokhâgne Prépa Lettres
Institut d’Etudes Politiques

Gicquel Pauline
Licence Aménagement du Territoire
Master Aménagement, Urbanisme, Diagnostic et Intervention sur les Territoires

Lurthy Aline
Licence Sociologie
Master Urbanisme et Aménagement

Masil Baptiste
BTS Aménagement Paysager
Licence Professionnelle Aménagement du Territoire
Master Urbanisme et Aménagement

Nadal Charlène
Licence Droit et Science Politique
Master Urbanisme et Aménagement

Nicollon des Abbayes Louise
Ecole des Beaux-Arts

Padiou Alexandre
BTS Aménagement Paysager
Licence Professionnelle Conception paysagère
Master Urbanisme et Aménagement

Roig Jonathan
Licence Aménagement
Licence Professionnelle Aménagement du Paysage et Gestion des Projets Environnementaux
Master Urbanisme et Projets de Territoires

Touffet Yoann
Licence Géographie, spécialité Aménagement et Gestion des Territoires
Master Urbanisme et Aménagement

Vallauri Flora
Prépa Lettres
Licence 3 Géographie
Master Urbanisme et Aménagement

Vernier Bastien
Licence Géographie, Aménagement, Environnement
Master Développement Culturel et Valorisation du Patrimoine
Master Urbanisme et Aménagement

Récit d’un DESIGN APERO®

novembre 17, 2012 § Poster un commentaire

DESIGN APERO

C’est la fin du mois d’Octobre et la promotion Design Urbain 2011-2012 est sur le point de partir.

Bien que le convoité diplôme soit en poche, ils ne peuvent s’empêcher de quitter l’IUAR comme ça, et ont proposé l’organisation d’une soirée. Celle-ci permettrait à la fois de fêter dignement la consécration d’un an de dur labeur, et d’accueillir la jeune et fraiche promotion 2012-2013.

Cette rencontre s’est faite autour d’une sélection de travaux sur Aix-Les Milles, Vitrolles, Jas de Bouffan, Miramas, Bras… Le tout a été accompagné du légendaire Deisgn-Apéro®.

C’est ainsi que les nombreux invités ont pu retrouver l’exposition « Parcours en Seine ». Il s’agit là de se promener tantôt sur la rive gauche, tantôt sur la rive droite pour découvrir Panam.

Certains travaux ne pouvaient se contenter d’être seulement contemplés – mais devaient aussi être vivants, expliqués, voir se transformer en véritable performance artistique. Le plus marquant est sans doute la composition de Lauren Gain – un slam mêlant poésie et rythmique.

Pour rester dans le domaine artistique, on retrouve Bastien, qui nous expose à sa manière, sa vision – à la limite de l’imaginaire – de Jas de Bouffan. Quelle aventure ! Après avoir navigué jusqu’à l’ile du Jas, nous voilà confronté à plusieurs tribus, et d’inattendus paysages.

Ensuite c’est au tour d’Aline de nous raconter son « Vitrolles ». C’est fou à tel point une simple promenade peut devenir une tortueuse expérience. Agrémenté d’admirables photos, le conte de « faits » d’Aline nous donne une nouvelle image de cette commune aussi passionnante que mystérieuse.

Enfin, Gabriel nous donne son point de vue très ordonné du cas Vitrollais. Sans accumuler de clichés, et en quelques mots nous rentrons dans son jeu, et gagnons une partie de Tetris.

Au-delà de l’aspect formel, l’ambiance est festive, les futurs urbanistes ou designer urbain se retrouvent, sympathisent, ou échangent leurs expériences.

Nous attendons donc avec impatience le prochain rendez-vous, et serons heureux de vous y retrouver.

Workshop à Puyloubier

novembre 1, 2012 § Poster un commentaire

La mairie de Puyloubier, petite commune au pied de la Sainte-Victoire, nous a ouvert ses portes pour un workshop de trois jours et demi en début d’année au cours duquel nous avons pu travailler sur les thématiques du patrimoine à la fois artisanal, culturel et naturel ou encore sur la connexion entre le village et ses récentes extensions. Un travail réalisé en petits groupes de trois ou quatre et présenté aux élus de la commune en fin de semaine, que nous tenons à remercier ainsi que le maire Frédéric Guinieri et son équipe des plus agréables. Cet atelier a certes été un élément marquant de la rentrée mais il a également été un bon moyen, si ce n’est d’apprendre à se connaitre, au moins de sympathiser et d’apercevoir les liens et complicités qui pouvaient se créer entre nous ; des liens qui à l’heure où nous écrivons cet article, se sont déjà bien développés.

Site de la commune

Image

Des espaces publics à vivre

juin 28, 2012 § Poster un commentaire

Une petite brève pour signaler la sortie récemment du numéro 54 de la revue Traits urbains. Le thème du mois de mai est spécialement consacré aux « Espaces publics à vivre ». Connaissant toutes les qualités de cette revue, ce numéro apparaît comme un indispensable pour l’approche de la thématique, non seulement en tant qu’objets d’étude conceptuels, mais également en tant que lieux porteur d’enjeux opérationnels majeurs.

« L’espace public reste bien le seul lieu du vivre ensemble, et il importe que les décideurs urbains prêtent à cette fonction toute l’attention nécessaire. Ce numéro spécial n’entend pas procéder à un état des lieux exhaustif, mais plutôt traduire un foisonnement de réflexions et d’initiatives. C’est l’objet de la première partie « tendances ». Dans une seconde partie « opérations », nous décrivons des situations de passage à l’opérationnel », introduit au sein de son édito Marie-Christine Vatov, rédactrice en chef.

Ce second volet, nourri du regard de professionnels et d’élus sur l’objet-notion, met en débat, autour d’opérations emblématiques ou plus modestes, la perception de la nature et des fonctions de l’espace public. Les cas d’étude présentés sont notamment les berges de Seine et le parc de la Villette à Paris, le quai de la Fosse à Nantes ou encore le GUP de Grenoble.

Fort de son premier volet « Tendances », la revue présente une multitude d’idées et d’approches, et glisse également quelques lignes au sujet de l’exposition « Sous les pavés, le design » dont nous parlions récemment.

En bonus, n’oubliez pas de consulter le site du Concours international Art Urbain, dont les résultats pour l’année 2012 viennent d’être publiés : quelques très bonnes idées, avant tout graphiques et une absence notable des formations d’urbanistes dans quasiment l’ensemble des travaux récompensés. 

« Considérons l’espace public comme ressource »

mai 20, 2012 § 1 commentaire

La thématique transversale de ce billet s’inscrit dans les pas d’une exposition qui se tient jusqu’au 23 juin 2012 au Lieu du Design et intitulée « Sous les pavés le design ». Les critiques positives et le prix (gratuit) nous y ont conduit pour une visite express de deux heures sous la nef d’un ancien atelier du faubourg Saint Antoine.

Yo Kaminagai, designer à la RATP et commissaire de l’exposition, nous accueille par ces lignes, véritable manifeste pour une vision partagée d’un objet d’étude commun :

« L’espace public, plus que jamais, est un sujet de travail pour les responsables des territoires des villes, des moyens de transport ou des lieux de commerce ou de culture. Résultante des réalisations des constructions, interstice parmi les pleins, ce vide apparent est une matière à concevoir, à dessiner, à travailler, à forger, à faire vivre, d’autant plus qu’il joue souvent le rôle de vitrine pour un lieu donné.

Il permet de se rassembler, de circuler, de s’arrêter. Il porte une identité, un projet, un espoir, et en même temps il accueille les errances et les flottements. Par définition l’espace public est à tous, mais il est aussi à chacun, et son partage fait l’objet de philosophies parfois divergentes ».

« L’homme reste le sujet », inscrit près du premier pavé de l’exposition, dissipe nos ultimes craintes d’amalgames : il s’agit bien, pour la plupart des thématiques abordées, d’interventions novatrices sur l’espace public vécu, déclinées à travers le regard du designer, de l’architecte, du paysagiste et de l’urbaniste, enfin justement porté au premier plan des acteurs de la ville de demain.

L’exposition décline huit postures d’acteurs urbains internationaux, illustrées par des travaux novateurs. Il ne s’agit pas ici de discuter ces catégories hétérogènes et parfois obscures, mais plutôt d’explorer les liens-passerelles qu’ils tendent autour d’un intérêt commun pour l’aménagement urbain :

–          Le designer humaniste qui s’attèle tant à l’orientation qu’à la perception de l’espace urbain.

–          Le designer créateur et inspirateur.

–          Le designer innovateur, à l’œuvre dans la création de mobilier urbain, notamment des rues parisiennes.

–          Le designer agent économique.

–          Le designer acteur responsable et engagé, notamment par ses actions en faveur du retour de la nature en ville…

–          Le designer solveur de problèmes. Saluons ici les incontournables et visionnaires designers du moment Faltazi et leur projet phare.

–          Le designer médiateur.

–          Le designer révélateur d’identités, comme l’agence PPS.

Même si le manque de visuels nous laisse sur notre faim, on sort du lieu satisfait d’avoir pu collecter quelques bonnes trouvailles, au fil des pages d’un des nombreux livres ou tablettes tactiles mis à disposition, et déçu quelque part, de ne pas avoir trouvé un réverbère Philippe Starck… ça existe ? ah pardon !

Une sortie très intéressante donc qui nous rappelle Kama Sutra, l’exposition de la Cité de l’architecture, où la rencontre entre architecture et espace public offrait une série de projets à découvrir.

Des liens pour appréhender des lieux

avril 24, 2012 § Poster un commentaire

On inaugure ici une nouvelle rubrique pour essayer de dénicher les bons tuyaux du net.

Nous connaissons tous pour nos recherches professionnelles ou étudiantes la richesse et l’abondance des sites, des blogs, des réseaux sociaux, etc. au risque malheureusement de s’y perdre et d’y perdre du temps. « Lire la suite »